GOLDEN BLOG AWARDS 2014



Salut les chèvres, et autres animaux nocturnes fans de musique électroniques.

Ce petit message pour vous faire part de notre sélection pour les Golden Blog Awards dans la catégorie Musique.
On compte sur vous et sur votre vote pour décrocher le prix ! N'hésitez pas à voter une fois par jour jusqu’au 23 octobre, c'est permis !

Et si on gagne, on vous invite tous au méchoui de la victoire !

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Sam Paganini

Satellite


Drumcode, 15 Sept. 2014

Posté le 24 sept. 2014
Satellite : "corps céleste gravitant sur une orbite autour d'une planète". La planète concernée s'appelle Techno, abritant des innocents comme vous et moi, qui mangent des basses pour bien commencer la journée, prennent le kick pour aller au boulot et qui font leurs courses à Beatport. Quotidien simple et paisible certes, mais dans lequel s'immisce pourtant une question qui nous ronge tous "Y a-t-il de la vie ailleurs ??". Mais pas d’inquiétude, car notre voisin Sam Paganini se la pose aussi cette question. Il a donc envoyé un Satellite afin de sonder l'espace à la recherche d’amplitude lunaire, de timbres spatiaux et d’harmonie gravitationnelle. Revenu à la maison le 15 septembre, il nous a livré des données... plus ou moins exotiques.

Après une belle année pour lui avec le succès incontestable de Body to body Ep et de Black Leather Ep sortis chez Drumcode, Sam Paganini fait de cette année 2014 une période de tournée internationale servant une promotion de poids : celle de son premier album, Satellite, placé lui aussi sous tutelle de Drumcode. Comportant 12 tracks et plus d’une heure de son, il commence par "Satellite" et se termine par "Exit", deux morceaux singuliers qui suspendent partiellement l'aspect musical en faveur du scénario qui se met en place. Le satellite a décollé et se configure dans le premier morceau, pour enfin sortir de la stratosphère et atterrir sur Techno dans le dernier. Entre les deux c'est un voyage étoilé qui s'étend, de l'innovation à l'extravagance, de l'ombre à la lumière.
En effet, pour ce premier album l'italien aux doigts robotiques reste fidèle à son style, créant un ensemble sombre sensuel et dansant, toujours assaisonné de sons innovateurs et folkloriques. "Another Chance", "White" ainsi que "Down" sont à l'image de cette techno charismatique et colorée, déjà entendue par le passé (cf Julian Jeweil, ou Alan Fitzpatrick) mais sans rancœur car irréprochable.
Cependant l'univers ne s'arrête pas là pour Sam Paganini, qui cherche à en découvrir les infimes secrets. On ne va pas lui en vouloir bien sûr, mais cela produit une certaine ambiguïté, voire une polémique notable chez ses plus grands fans. Car si certains aiment la douceur et l'introspection après avoir perdu leur fluide corporel, d'autres aimeraient ne jamais s'arrêter et quand ils achètent le nouvel album de Sam Paganini, c'est pas pour renifler du pissenlit. "Silver Panorama", "Cosmo" et "Sunflower" sont la source de ce conflit et laissent une liberté totale au jugement de goût. Cependant, tout voyage sous-entend le changement et ces titres participent à cela : ils font vivre la fiction. Mais pour ce qui est de l’écoute musical ils interpellent et semblent faire obstacle au voyage plus qu’autre chose, notamment par leur grande différence avec les morceaux qui les encadrent -comme si il y avait eu un blanc dans l’itinéraire du satellite- arrêtant ainsi l’ascension pour nous renvoyer à des mélodies bien connues des terriens (cf « Cosmo » ou « Sunflower »).
Enfin, après une lévitation dans l'espace regard tourné sur le passé, après une tendre contemplation de la beauté qu'est la vie spatiale, place aux turbulences et au mouvement. Je range ici les tracks "Lotus", "Dusty", "Toxic" et "Rave". Elles sont toutes différentes avec chacune une identité bien définie, mais se rejoignent et forment en cercle une techno innovatrice et expérimentale. "Toxic", morceau légèrement acide par exemple, est fait d’un grand nombre de sonorités qui, cohabitant côte à côte sans jamais s'imposer ni enrober une trame difforme et froide, rendent vite le tout hermétique. Pourtant dans la même dynamique innovatrice on trouvera le morceau "Rave", petit bijou de l’album. Ici le DJ italien a créé un véritable monstre musical qui ne nous laisse aucun choix tellement il est engagé, dévoilant dans le même temps l’essentiel de sa techno : inquiétante mais sensuelle, amicale mais violente.

Une note de 3/5 pour cet album donc, qui a le mérite d'être dense et de présenter quelque chose de nouveau. Cependant la densité ne peut-elle pas faire défaut et tacher la volupté de l'harmonie ? L'univers visité ici par le satellite de Paganini brille d'étoiles qui reflètent une sincère recherche de l'innovation. Elle née d'un quotidien regardé à travers les lunettes de l'Art et d'un véritable travail expérimental sur le son, puis malheureusement se met un couteau dans le dos en se regardant trop longtemps devant le miroir : l’innovation ici se situe plus dans le choix de la diversité que dans la diversité en elle-même, et si le satellite Paganini nous fait voyager dans l’espace, notre regard derrière le hublot reste fixé sur la terre. Dommage.
Attention cependant, car l'écoute attentive et un live sont différents : le vendredi 19 septembre Sam Paganini a enflammé le sol lyonnais et a mis tout le monde d’accord par exemple, comme si le meilleur moyen d’exprimer son art au 21e siècle était encore de le partager sur scène.

Ecoute

Commentaires

image de l'interview

Parra For Cuva



TechHouse, Downtempo

Mai 2014


Marvellous Island Festival

Posté le 16 sept. 2014
Les interviews sont effectuées à l'occasion d'un concert ou d'un événement. Une interview est conventionnellement composée de sept à dix questions à peu près biographiques ou musicales, et d'une série de questions rapides et absurdes.
On a rencontré Parra For Cuva après son live au Marvellous Island Festival. Une belle tranche de rigolade avec un amoureux du son. Récit.

Salut Nicolas ! La forme ? C’est un plaisir de te rencontrer. Tu es content de ta performance ce soir ?
Salut, c’est un plaisir pour moi aussi. Le set était vraiment cool je suis content. L’atmosphère était incroyable et le public était d’excellente humeur. Je crois qu’avec mon guitariste, on a le set le plus lent de tout le festival mais les gens ont bien accroché avec les trucs Hip Hop que l’on a joué et c’est génial.

Qu’est ce que tu penses de la lineup ?
A vrai dire j’aimerai voir Kollektiv Turmstrasse mais ils jouent très tard (ou tôt) et on doit partir de bonne heure pour le prochain festival demain. Trashlagoon est aussi un groupe que j’adore en ce moment. Ils jouent bientôt je crois. On est assez proche en ce moment, ils viennent de faire un remix pour le single de l’album, Unfold, et j’ai fait un remix pour leur prochain EP.

Comment es-tu rentré dans le monde de la musique ?
Je suppose que comme tout le monde, mes goûts musicaux ont commencé avec mes parents. Les miens écoutent beaucoup de genres différents, du Rock mais aussi des trucs psychés ou chills. J’ai aussi l’habitude d’écouter beaucoup de piano parce j’ai passé mes journées à jouer de ce magnifique instrument. Il y a quelques années j’ai rencontré une fille qui est devenue une bonne amie et on a partagé des tas de nouvelles musiques qui m’ont ouvert les yeux. J’ai découvert des chefs d’œuvres comme l’album Days to Come de Bonobo et Rounds de Four Tet. J’étais tellement emballé par ces sons étranges qui sortaient de mes écouteurs que je voulais faire pareil. Cela a vraiment eu un impact sur moi. J’imagine que c’est le point de départ de ma production de musique électronique.

Que faisait ton amie ?
Elle étudiait la philosophie allemande mais c’était surtout une dingue de musique. Je ne sais pas comment on a perdu contact, c’est dommage. Mais elle est la raison principale de ce que je fais aujourd’hui.

J’ai vu que tu as fait ta première date aux US il y a un mois, c’était comment ? Comment le public a réagi outre-Atlantique ?
J’avais deux dates effectivement. Une à New York et l’autre à Montréal. New York était lourd ! Williamsburg/Brooklyn est un super souvenir. J’ai joué à deux heures du mat’ mais pour moi il était huit heures donc c’était pas facile mais j’ai quand même pris du plaisir.

Et l’autre date ?
Une atmosphère complètement différente…plus similaire à aujourd’hui. Le public était dingue, ils connaissaient plusieurs morceaux et je ne m’y attendais pas. C’était vraiment génial !

Quoi de neuf pour toi en ce moment ? Quoi de prévu pour les prochains mois ?
Pas mal de trucs en fait, je suis trop productif ! (rires) J’ai fini mon premier album et il sortira à l’automne. J’ai travaillé avec beaucoup d’artistes différents mais surtout des vocalistes comme Casey K, une chanteuse et compositrice de Los Angeles, Nieve qui est un MC aussi de LA et Moonsoonsiren d’Inde. Ils ont vraiment apporté leur patte au projet. L’album, qui s’appelera Majour(é) renferme le son que j’ai toujours voulu faire. C’est un peu un retour dans le passé à l’époque où je produisais beaucoup de Downtempo. Donc le rêve d’une vie est sur le point de se réaliser. Il y aussi deux morceaux plus rapides mais ils s’intègrent sans problèmes avec le reste. Je vais jouer ces nouveaux morceaux avec mon groupe en tournée à partir d’automne.
Je viens aussi de terminer un EP pour le label Traum Schallplatten qui sera un peu plus techno ou du moins une fusion entre techno et des vibes chills positives ! Traum Schallplatten est un grand pas pour ma musique et j’espérais que cela se passe comme ça.

Combien de morceaux y-a-t’il sur l’album ?
En tout j’ai composé plus de 14 morceaux mais on doit encore décider les quel figureront sur l’album.

Comment ça se passe avec Délicieuse Records ? Comment en êtes-vous venus à travailler ensemble ?
Il y a un an j’ai uploadé quelques morceaux et ils ont adoré. Je leur ai envoyé Fading Nights, que je ne trouvais pas particulièrement bien mais ils ont aimé. Maintenant c’est un peu comme une famille et je vois presque tout le monde chaque mois. En plus ce soir avec la scène Délicieuse c’est un peu comme une réunion de famille.

Est-ce que tu écoutes des producteurs français ?
J’aime beaucoup un vieux groupe de Hip Hop français qui s’appelle Shurik'n. C’est un incontournable.

Est-ce que tu as appris à jouer d’un instrument étant petit ?
Oui je joue du piano depuis que j’ai 11 ans et maintenant j’en ai 22. Je viens de m’acheter un piano de 1930 d’ailleurs. Je joue aussi un peu d’accordéon. Ca ressemble pas mal au piano. J’ai aussi pas mal de petits instruments à la maison comme des tambours en acier, des guitares, un Vibraphone et quelques percus. Mais je ne peux pas dire que je joue vraiment du tambour non ? J’enregistre tout moi même pour ajouter une touche naturelle à la musique.

(Jérémy ouvre une bière)

Nicolas: Où tu l’as trouvé ?

Jérémy: Je viens de l’acheter, t’en veux une ?

Nicolas : Non j’ai pas les tickets sur moi, j’en prendrai une plus tard.

(Quelqu’un arrive) Vous êtes français ?

Raphaël: Nous oui, Nicolas est allemand, pourquoi ?

-Vous voulez de la weed ?

Raph à Nico (en anglais) : Il demande si on veut de la weed.

Nicolas : Pas maintenant, ptet plus tard… (rires)
On en était où ? (rires)

Jérémy : Accordéon, tambour…

Nicolas : Ah oui !

Jérémy : ça doit être le bordel dans ta chambre non ?

Nicolas : Oui de plus en plus !

(Quelqu’un d’autre arrive) Vous pensez que je peux prendre une bière dans le frigo ?

Nicolas: Oui vas-y et prends en deux ! (rires)

Quel était ton plan avant de faire de la musique ?
Je voulais faire des films. Je voulais être cameraman. C’était mon but jusqu’à mes 19 ans. J’avais vraiment cette idée en tête. Je faisais des petits films moi même avec la bande son qui va avec. J’aimais vraiment ça. Après j’ai découvert la musique et mes parents se payaient ma tête en me disant : «tu peux étudier la musique, tu le sais ça ?»

Et tu fais quoi justement en dehors de la musique ?
Je vais toujours à l’université, j’étudie le design du son, la composition sur ordinateur de bande-son pour des films, de la pub ou des jeux, partout où l’on a besoin de son ! C’est cool parce qu’un tas de mecs sympas comme Egokind ou mon guitariste, Jona Mayr, étudient là-bas avec moi. Et quand je ne fais pas de musique je suis un type assez normal.

Tu as travaillé avec Egokind ?

Oui on a fait un morceau ensemble et on fera d’autres dans l’avenir.

C’est pas trop dur d’être producteur et étudiant en même temps ?
Si ! (Rires) Surtout quand tu joues tous les weekends. Des fois quand je rentre chez moi je pose juste mes affaires et repars à un open air ou un truc cool pour me détendre un peu. C’est quelque chose que j’aime beaucoup.

Quel est le meilleur avantage à être un DJ ?
Je ne sais. Je ne suis pas vraiment le type de personne qui aime être sous les projecteurs. Ce qui est cool maintenant que j’ai un peu de notoriété c’est que je peux faire des trucs bizarres et les gens écouteront quand même. Quand je produis un morceau avec un bpm de 160 par exemple mais que les gens entendent quand même le « son Parra For Cuva » alors le morceau sort des genres ou des lois de la musique qu’ils ont l’habitude d’écouter et c’est un super moyen de découvrir de nouveaux sons. Il y a beaucoup d’avantage à ce que je fais, je voyage et rencontre des gens et des artistes qui m’apportent tous quelque chose.

Tu rêvais de quel métier quand tu étais enfant ?
Réalisateur et astronaute mais astronaute n’était pas possible. J’étais à fond dans les vaisseaux spatiaux et l’univers. J’avais beaucoup de livres scientifiques sur l’espace. J’ai fait un peu d’astrophysique à l’école et j’étais plutôt bon ! (rires) Mais trop de maths donc fuck it !

Quand tu as faim après avoir bu ou fumé, t’es plutôt gros gâteau au chocolat ou putain de burger ?
Burger !

Si c’était le dernier jour de l’humanité, avec une pluie de feu et plein de trucs qui font peur, quel serait le premier truc que tu ferais ?
Je passerai un deal avec le diable pour faire parti de son équipe. Ensuite je regarderai le monde BRULEEERRR ! Non en vrai je pleurerai en position fœtale dans un coin. C’est marrant comme question ! Je peux choisir plusieurs trucs non ? Les deux !

Champi avec Yoda ou pétard avec Gandalf ?
Mmm difficile…les deux sont cools. J’aime Gandalf ! Il est intelligent et il a peur de rien mais j’aime aussi Star Wars. Je veux aussi les deux réponses !

Tu préfères visiter Moscou avec Nina Kraviz ou Stockholm avec Ida Engberg ?
J’aime pas trop Ida Engberg. Je préfère visiter Stockholm avec Nina Kraviz parce qu’elle ne connaît peut être pas et comme ça on découvre tous les deux quelque chose de nouveau ! (rires)

Quels sont tes 3 morceaux préférés ?

Je dirai Night Light de Bonobo, Plastic People de Four Tet et Oltremare de Ludovic Eunaudi. C’est un morceau de 12 minutes uniquement au piano, un grand morceau. Je l’ai appris par cœur.

Un dernier mot ?

(Rires) Vive les lever de soleil…je sais pas… cherchez votre arc en ciel intérieur !





We met Parra For Cuva after his groovy live at Marvellous Island Festival. We shared beers and laughters while listening to music in the background. A great time, really !


Hello Nicolas ! It’s a pleasure to meet you! How are you tonight? Did you enjoy playing before?
Hey pleasure to meet you too. Yes it was nice to play here at Marvellous. The vibes were amazing and the crowd was in such a good mood. I think my guitarist and I had the slowest set on the whole festival tonight but people still really liked the hip hop stuff that we played which is great.

What do you think about the lineup?
Actually I would like to see Kollektiv Turmstrasse but they’re playing so late and we have to leave early for the next festival tomorrow. Also Trashlagoon is something that I dig at the moment..They are playing later on. We are in close contact right now. They just did a remix for my Album Single Unfold and I did a remix for their upcoming EP.

What was your first step in the music world?
I guess everybody’s first step into the world of music is with their parents. Mine used to listen to a lot of different genres like Rock, psychedelic stuff and also to a lot of chilled music. I also used to listen to a lot piano music because I played this beautiful instrument all day long. A few years ago I met girl which became a good friend of mine and we shared heaps of new music which was kind of an eye opener for me. I became aware of great albums like Bonobos “Days to Come” and “Rounds” from Four Tet. I was so psyched about this kind of weird sounds coming through my headphones that I just wanted to do something similar. It really had an impact on me. So I guess this was my starting point for producing electronic music.

What was your friend doing?
She was doing German philosophy but she was just a music freak. Somehow I lost the contact with her which is sad. But she was the main reason for what I do now.

I saw that you played your first gig in the US a month ago, how was it? How was the crowd over there?
I had two gigs. One in New York and the other one in Montreal.
New York was big! Williamsburg /Brooklyn gave me some great memories. I played at 2 am and for me it was like 8 in the morning so this was kind of hard but I enjoyed it.

And the other gig?
Such a different vibe.. More like the French folk party. The people were crazy, they knew some of the songs and I didn’t expect this. It was awesome yeah.

What’s up with you? Any news you’d like to share with us? What’s planned for the next months for you?
Yes there is a lot of stuff actually, I produce too much (laughter). I finished my first album and the Longplayer is going to be released in fall. I worked a lot with different artists basically vocalists like Casey K a singer and songwriter from LA, Nieve an MC also from Los Angeles and Moonsoonsiren from India. They gave the whole thing kind of a new touch. The Album which is called Majouré has the sound i always wanted to do. It’s a bit a step back in my past where i produced a lot of Downtempo. So a lifelong dream is about to become real. There are also two faster tracks on it but they fit in quit smoothly. I am going to play these new tracks with my band and will be on tour with them from fall on.
I also just finished an EP for the Label Traum Schallplatten which will be a bit more Techno or some kind of fusion in between techno and positive chill vibes. Traum Schallplatten is also a great step into a direction i always wanted to see my music in.

How many tracks is there on the album?
All in all I made more than 14 tracks but we yet have to decide which will find their way to the album.

How is it going with Délicieuse Records ? How did you get to work with them ?
One year ago I just uploaded some tracks and they loved it. I send them Fading Nights which was a track that I thought wasn’t that good but they liked it.
Now we all are a bit like a family,I see a lot of them nearly every month. Also with the Delicieuse stage tonight it’s like a family reunion.

What about french producers, do you listen to some of them ?
I really like some old french hip hop like Shurik'n. It’s a must have.

Did you learn to play any instruments as a kid ?
Yes I play piano since I’m 11 and now I’m 22 and I just bought me an old upright piano from 1930. I play accordion a little bit. It’s close to the piano. Also I have a lot of instruments at home, small instruments like a Steeldrum, Guitars, a Vibraphone and some percussions. But I can’t say that I play steel drum right? I just record everything on my own to add a little bit of an natural touch to the sound.

(Jeremy open a beer)

Nicolas: Where did you get that ?

Jérémy: I just bought one, do you want one ?

Nicolas: No, I don’t have tickets on me, I’ll take one later.

(Some guy arrive) Are you french? (in french)

Raphaël: We are, Nicolas is german.

Dude:Do you want some weed?

Raphaël: He asks if we want some weed...

Nicolas: No, not now, maybe later…

(laughter)

Nicolas : Where were we ? (general laughter).

Jérémy : Accordion, steel drums…

Nicolas: Ah yep, (laughter)

Raphaël: So your room is pretty messy?

Nicolas: Yeah it’s getting messy!

(Another guy arrive) Do you think I can take beer in the fridge?

Nicolas: Yeah go ahead and take two ! (Laughter)

What was you life plan before doing music ?
My life plan was to make films. I wanted to be a cameraman. It was my plan until I was 19. I always had this in my head. I was doing little movies on my own and the music that goes with it. This was quite a thing for me. Then I discover music and my parents were mocking me: « you can study music you know that? »

What do you do when you’re not doing music?
I still go to university, I study sound design, computer-based producing for films, advertising and games, everything where sound is needed. It’s great because a lot of good guys like Egokind or my guitarist Jona Mayr studying sound design there. Any way when I don’t do music I guess everything is pretty normal around me.

Did you produce with Egokind ? Yeah we made one track together and I suppose there are more tracks coming up in the future.

It’s not too hard to do both music and uni at the same time?

Yes it’s hard! (Laughter) Especially when you’re playing every weekend. Sometimes when I come home I just put my stuff in my apartment and I go to an open air to cool down or whatever. That’s stuff that I really like.

What’s the best advantage of being a Liveact or a Dj ?
I don’t know. I’m not really the person who like to be in the spotlight. A good thing of being a live-act is that I can make weird stuff and people will listen to it. When I produce a tracks with 160bpm for example and the people can still hear it’s Parra for Cuva's sound but the track is breaking out through the genres or laws of music they are used to listen to, it's a great way to discover new fields of sounds. There are many good things of course I can travel a lot, meet interesting people and artist's which brings you new inputs.

What did you want to become as a kid?
Film maker and astronaut but astronaut was not possible. I was really into spaceship and stuff like that. I had a lot of books with scientific space topics. I also had astrophysics in school, and I was pretty good in it (laughter). But too much math so fuck it!

When you get the munchies, do you rather eat some big chocolate biscuits or a fuckin’ burger ?
Burger !

If it was the Day of Doom with rains of fire and evil stuff like that, what would be the first thing you would do?
I would make a deal with the devil so I can be part of his crew. I would watch the world BUURRN ! No really I would cry in a corner. It’s a fun question! So there are many options right ? ! Could be both.

Shrooms with Yoda or some weed with Gandalf ? Mh a hard one - both are quite cool. I like Gandalf! His cleverness and fearless, is just out of this world but I like Star Wars as well. I want both option every time!

Would you rather visit Moscow with Nina Kraviz or Stockholm with Ida Engberg ?
I don’t like Ida Engberg. I would rather visit Stockholm with Nina Kraviz because maybe she doesn’t know the city and we can both discover something new. (Laughter).

What are your 3 favorites tracks of all times? I would say Night Light by Bonobo. Plastic People by Four Tet and Oltremare by Ludovic Einaudi. It’s like a twelve minute piano track I learned it by heart. Great piece of music.

Do you have a last word for us?
(Laughter) The Sunrise rules, mhh I don’t know… Always try to catch your inner rainbow or whatever…

image de l'event

HT présente Space Jump Salute

jeudi 02 octobre 2014, DV1

House


Nouvel opus de la série Happiness Therapy qui continue de nous gâter avec une programmation de rentrée dédiée à la scène UK. On maintient donc notre collaboration avec eux et nous vous offrons à nouveau 2 places à gagner ICI.


Space Jump Salute - Spinnin Records / Black Butter Records
En provenance de Birmingham, Space Jump Salute est une figure montante de la scène UK et a d'ores et déjà rejoint les écuries Black Butter et Spinnin records. Et pour t'interdire de manquer ça, sache que pour sa première date en France, c'est en live qu'il se produira au DV1.
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Rémi Caumont - Happiness Therapy
Rémi Caumont, c’est ce jeune Dijonnais d’origine qui nous exprime son savoir faire depuis plusieurs tracks maintenant. Producteur et remixeur émérite, il enchaîne les créations et les reprises sur un rythme effréné.
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Deceitful - Unsigned
Another Badass Bass Maker
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Infos Pratiques
Lieu : DV1
Horaires : 23h45 - 06h00
Prix : 8 euros
Evénement Facebook



The Bankers
fleche animée
Image de la playlist

Playlist #46 : Tresor

Techno

30 sept. 2014

Une playlist de 15 morceaux est ajoutée tous les 15 jours. Chaque jour, un morceau est disponible au téléchargement.
Les playlists déjà complètes sont disponibles en écoute illimitée mais sans téléchargement.
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